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Blog de poésie moderne, avant-gardiste, engagée, et personnelle

Guerre

Publié le 3 Mai 2013 par Christophe BREGAINT in poèmes, poésie, poétique

 

 

«La mort d'un homme est une tragédie.
La mort d'un million d'hommes est une statistique.»
Les massacres s’invitent dans mon salon
Guerre tribale
Guerre physique
Guerre psychologique
Guerre civile
Même si les armées sont régulières
L’égorgement est durable
L’Humain se perd
En Confettis de vie
Confluence de sanguinolance
L’orage déchire le ciel
La destruction s’abat en rafales
Affrontement vénérable
Apologie de la violence
Quand les mitraillettes éjaculent la mort
On compte les macchabées
Et puis on s’endort
Dans un bled paumé,
D’un pays perdu
Une de ces 270 zones de conflit
Où les armes s’acharnent
Et les généraux ont la trique
De leur trip sanguinaire
Et ils pissent sur les charniers qui puent
D’inconnus réveillés dans leur lit
Par le vacarme
De la soldatesque qui leur a mis les tripes à l’air
Dans les ruelles le sang gicle
Couvre feu sur la ville
Il ne fait pas bon être humain
Quand on fuit les balles
Les missiles de la douleur
En se disloquant sur une mine antipersonnel
Demain n’est rien
Face aux escadrons de la fin
Armés par les dealers de canons
Cela ne vaudra pas un article
Guernica vaut que dalle
Tout ceci est loin,
Je bouffe mon hamburger.

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Ren 23/07/2013 19:00

et aussi avec http://ecritscrisdotcom.wordpress.com/2012/09/16/tachee-la-memoire-du-printemps-rc/

Ren 23/07/2013 16:58

Aux motifs de l'oubli..

-
Sous le ciel amnésique,

Les odeurs du néant,

De décharge tragique,

Conduisent sûrement,

-

Au long parcours,

Où il n’est plus d’espoir,

De changer le cours,

De ce qu’on nomme Histoire…

-

Les massacres perpétrés,

Ont des remugles d’égoût

Et restent empêtrés

De toutes leurs boues.

-

La loi des vainqueurs,

Soucieux de jeter un voile d’oubli

Jouent le temps et les heures,

Aux victimes de conflits.

-

Il n’est souvent de mémoire,

Des guerres fratricides,

Qu’un immense trou noir

Niant les génocides.

-

Disant qu’il n’y a pas de témoins,

Les négationnistes,

Veulent convaincre avec soin,

De l’absence d’oppressions, et meurtres racistes.

-

Mais on ne peut nier,

Ce que conservent les fosses

communes, et leurs charniers :

De pauvres restes et beaucoup d’os,

-

Qui parlent en silence,

Mieux que tous les discours,

Criante pestilence,

D’un voyage sans retour.

-

RC - 10 juillet 2013

-

visible sur https://ecritscrisdotcom.wordpress.com/2013/07/14/aux-motifs-de-loubli-rc/